QUEEN - SHEER HEART ATTACK

Clip vidéo de Killer Queen

Il s'agit de l'album de la reconnaissance pour Queen. Numéro 3 en Grand-Bretagne et 6 aux Etats-Unis, Sheer Heart Attack est un grand album. Peut-être plus brut, plus direct et plus simple que sont prédécesseur, il est la charnière qui le relit à l'album suivant, celui qui fit exploser le groupe au niveau mondial.

Killer Queen est le première gros tube du groupe avec une deuxième place aux charts britanniques. Now I'm Here se classe quant lui 21ème.

Line-up :
Freddie Mercury - Chant, piano
Brian May - Guitares, chant, ukulélé, effets, piano
John Deacon - Basse, guitare
Roger Taylor - Batterie, chant

Troisième album du groupe sortit en 1974.

Brighton Rock (May)
Killer Queen (Mercury)
Tenement Funster (Taylor)
Flick Of The Wrist (Mercury)
Lily Of The Valley (Mercury)
Now I'm Here (May)
In The Lap Of The Gods (Mercury)
Dear Friends (May)
Stone Cold Crazy (Queen)
Misfire (Deacon)
Bring Back That Leroy Brown (Mercury)
She Makes Me (Stormtrooper In Stilletoes) (May)
In The Lap Of The Gods - Revisited (Mercury)



Tout commence par une attractive intro de fête foraine sur le très heavy Brighton Rock. Puis la cavalcade de batterie démarre efficacement sur une voix fluette de Freddie. Irrésistible. La démo de Brian May à l'effet "écho" de guitare. Un bon hard.

Killer Queen, le premier gros hit de Queen sonnant très Mott The Hoople sans pour autant le copier. Son solo est une anthologie et une bonne démonstration du talent d'arrangeur de Brian.

Dans la continuité d'un The Loser In The End, voici un "très hard" et aussi volontiers séduisant Tenement Funster. Si la voix de Freddie est unique, celle de Roger l'est tout autant. Ses montées aigües sont souvent amusantes. Electro-acoustique en puissance, il s'imbrique astucieusement dans Flick Of The Wrist, très rock aussi. La guitare de Brian dépasse par tout les trous et délivre à l'issue un solo de guitare mélodique et endiablé. La voix de Freddie s'apaise pour s'enchainer à son successeur.

Lily Of The Valley s'induit alors doucement avec ce piano délicat et cette voix !! Mais quelle beauté, quelle maîtrise !! Ce prélude fait frissonner.
C'est l'heure d'un autre tube pour Queen, un peu moins inoubliable,

Now I'm Here mais surtout très heavy. Un riff que tout guitariste se doit d'essayer ou au moins d'écouter. C'est avec ce morceau qu'on voudrait présenter Queen lorsqu'on veut le faire paraitre efficace aux yeux de critiques acerbes. Son petit frère White Man est tout aussi génial sur le beau A Days At The Races.

In The Lap Of The Gods est une délicieuse curiosité à ne pas mettre entre toutes les oreilles. Hystérique, extravagant à l'image de son auteur, la voix de Roger fait merveille dans les aigüs.

C'est alors que la cavalcade de riff enchaine à pas de guépard un rythme soutenu et irrésistible. Peut-être la réponse à ceux qui trouvait le groupe trop mou, incapable d'efficacité débridée. Ultra-rapide, le rythme ne ralentit pas mais Freddie pose ses vocaux avec virtuosité.
Stone Cold Crazy sera reprit par Metallica, c'est dire !

Encore un prélude un peu moins inspiré, comme pour se reposer de l'ouragan Stone Cold. D'autres penseront à un remplissage et non à une réelle volonté de composition. Mais le prélude Dear Friends fait à peine plus d'une minute.

Misfire, première composition de John Deacon montre une nouvelle facette au groupe. Celle de la "mélodicité" très funk et rythmée à venir (Another One Bites The Dust, Back Chat, If You Can't Beat Them)...

Bring Back That Leroy Brown est une perle du répertoire de Queen, rarement jouée en live, elle s'apparente à Seaside Rendez-vous. Drôle, entrainante et tout à fait joussive, cette bluette très "comédie musicale" est tout à fait trippante. Du grand Queen en concentré de 2 minutes 15.

S'ensuit une très mauvaise chanson. Pourquoi ? Parce que languissante et très mal arrangé, She Makes Me est l'un des rares titres de Brian May a ne pas satisfaire le ton d'un album.

Sauvé de l'ennui par le final très "live" et moins sophistiqué de In The Lap Of The Gods (Revisited) qui n'a rien à voir avec sa première mouture. Morceau phare en live et très connu, il s'agit d'une aphotéose et d'une surmultiplication de voix. Le gong final signal la fin du disque.

Points forts : Très diversifié, rarement ennuyeux et très brut.
Points faibles : She Makes Me qui est très long, trop long et franchement dispensable.
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# Posté le dimanche 17 août 2008 13:12

SCORPIONS - HUMANITY HOUR I

SCORPIONS - HUMANITY HOUR I
Produit par Desmond Child
Sortit le 14 mai 2007
Genre : Heavy Rock


On pourra encore grogner sur Scorpions, cet album ressemble sur certains côtés à Love At First Sting ou Savage Amusement, c'est-à-dire à la période sacrée de Scorpions.

Cet album est ultra-produit, parfois jusqu'à l'overdose. Des murs de guitares, de solo à se pisser dessus et trois ballades seulement comparé à un In Trance de la période Uli qui en contient 5.

Evidemment, que je fais cette chronique pour la pub mais aussi pour le plaisir de vous faire découvrir ce disque. Mais faut dire que j'aime beaucoup de musiques variées, donc, à vous de voir.

Cet album était 16ème du top 100 à sa sortie. Il s'est écoulé à 10000 exemplaires en France (source info disc) sans pub de la part des télévisions françaises.
Attendons la critique acerbe de Guitar Part pour le numéro d'août.

Hour 1
The Game of Life
We Were Born to Fly
The Future Never Dies
You're Lovin' Me to Death
321
Love Will Keep Us Alive
Your Last Song
Love is War
We Will Rise Again
The Cross
Humanity


Tout commance avec une voix métallique de femme (la femme/robot sur la pochette) puis un départ de batterie démarre. Les riffs sont simples, lourds et efficaces et solo de Matthias Jabs absolument bandant.
S'ensuit le très "Hurricane" riff de The Game Of Life, mélodique et très Scorpions de l'époque Animal Magnetism avec les choeurs de Klaus qui font froid dans le dos de plaisir.
We Were Born To Fly est une power-ballade à la vieille mode 70's du groupe. Le départ est agressif mais l'acalmie n'est pas loin.
S'ensuit un The Futur Never Dies, une ballade piano très pop. Ce n'est pas le meilleur titre de l'album. Puis arrive You're Lovin' Me To Death, heavy à souhaits même si le refrain sonne un peu convenu.
321, plus rapide cette fois-ci, toujours la veine heavy-rock des 80's, elle est l'une des meilleures du disque car très originale dans sa forme.

La deuxième partie du disque (car on aurait toujours tendance à diviser inconsciemment les albums en deux parties à l'instar de vinyls et des cassettes audio) est moins inspirée.
Même si trois gros titres le peuplent. Ainsi, le magnifique et obsédant Love Will Keep Us Alive, d'une rare beauté, entêtant et émouvant, fait partie des dernières belles ballades du groupes comme Skywriter sur Eye II Eye.
Ensuite, The Cross absolument hard avec son riff inoubliable sur le refrain. Scorpions y a invité Billy Corgan (Smashing Pumpkins) qui est un grand fan des Scorps.

La dernière beauté clos le disque. Si elle ressemble à un chant du cygne, cette merveille est bouleversante si on prend la peine d'écouter entièrement. Le solo est l'un des tout meilleurs que Jabs nous ait fait.

Puis le thème est vieillit pour un final grandiose. Nous sommes dans les années 40.

Une petite fille ferme le disque par un "It's Time" nous laisse interrogatifs.

Sur le thème de fin du monde, d'apocalypse imaginé par Desmond Child, ce concept-album est sombre, froid et mécanique, ce qui en fait tout son charme. On aurait préféré plus de heavy et moins de Love Is War.

Line-up :
Klaus Meine - Chant
Rudolf Shenker - Guitares
Matthias Jabs - Guitares
Pawel Maciwoda - Basse
James Kottak - Batterie

Liens vidéo (faites copier/coller) :
Hour I : http://www.youtube.com/watch?v=GAe0bt_A1SQ
The Game Of Life : http://www.youtube.com/watch?v=TFMNKpzTiM0
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# Posté le dimanche 17 août 2008 13:00

Modifié le dimanche 17 août 2008 13:50

MIKE OLDFIELD - TUBULAR BELLS

Présentons d'abord comme il se doit Mike Oldfield comme si c'était un nouveau car hélas, trop peu de gens se souviennent de lui quand il s'agit d'évoquer la musique contemporaine du vingtième siècle. Hélas, oui.

Mike Oldfield est l'artiste, le musicien, le "guitar-hero" qui permit à Virgin et Richard Branson de se lancer à l'échelle mondiale. Car avant, Virgin était une boite de kleenex qui faisait office de distributeur de disques. Grâce à Tubular Bells qui s'écoula à l'époque à quelques millions d'exemplaires et dont la quinzaine est aujourd'hui largement dépassée, Virgin explosa et Richard Branson trouva fortune. Virgin se transforma en la grosse multinationale que nous connaissons tous et qui fait maintenant tout et n'importe quoi.

Mais revenons à Oldfield et à l'incroyable Tubular Bells qui ne fit pas sourire grand monde lorsque que Mike présenta sa maquette à Branson.
En effet, qui voudrait d'un disque avec deux morceaux de vingt minutes chacune ? Ce dernier demanda au musicien (contre 20.000 dollars) de découper le tout en chansons et le sus cité refusa catégoriquement.
Mais Branson veut lancer son label Virgin avec un artiste original et signe Oldfield.

L'enregistrement se déroula assez rapidement pour la première partie du thème de 25 minutes 30. Le tout fut enregistré en une semaine après avoir du recommencer car les surimpressions d'instruments avait entamé la bande.
La seconde partie (beaucoup plus soignée par ailleurs) fut enregistrée sur plusieurs longs mois avec une grande irrégularité.

Pour ce qui est de la musique délivrée comme un désenchantement total du musicien, cet album est sublime.

Tout commence par ce motif répété frénétiquement et connu dans le monde entier pour avoir terrifié les spectateurs du grandiose Exorciste sortit en 1976. Incommensurable, rare, austère. Puis ses harmonies intervenant, ses instruments rarement entendu plus d'une fois dans la vie d'une ménagère ordinaire pointent le bout de leur nez.
Le tout pour aboutir à une montée en puissant, puis à une cavalcade électrique, désinvolture terrifiante, surprenante avec un grondement bas.
Entre douceur et coup de flippe, cette première partie n'est jamais ennuyeuse bien qu'elle soit entièrement instrumentale si l'on excepte la voix de ménestrel qui introduit chaque intervention instrumentale à la fin du thème.
La partie 1 se termine à la guitare acoustique doucereuse. Un finger-picking relaxant.

La partie 2 s'avère moins variée par rapport aux thèmes. Cette dernière se divise en trois actes distincts et pour finir, une hymne traditionnelle et bucolique : Sailor's Hornpipe.
Tout commence par des harmoniques naturelles puis un enchevêtrement de guitares et de mandolines. Jusqu'à la tension palpable des coeurs féminins (en faite une seule femme, la soeur de Mike, Sally).
Et là, la tension est à son apogée. Des guitares surmultipliées imitant la cornemuse sous un gong fatal et terrifiant, jusqu'à l'arrivée du Caveman !
Un grognement qui préfigure déjà le Death Metal et chanté (enfin grogné) par Mike Oldfield, sous l'emprise d'un bon douze ans d'âge. Puis le calme retombe soudainement pour ne plus disparaitre avant l'assaut du final bucolique qui casse un peu le sérieux de l'oeuvre mais qui est toutefois sympathique et amusante.

Le saviez-vous ?
- Richard Branson voulait appeler l'album "Breakfast In Bed". Mike heureusement refusa.
- La presse fut assassine à la sortie de l'album. Il faut dire qu'elle fut aussi décontenancée. Cependant, l'album resta 56 semaines en tête des charts anglais.
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# Posté le dimanche 17 août 2008 12:47

SCORPIONS - BLACKOUT

SCORPIONS - BLACKOUT


SCORPIONS
Blackout

Line-up :

Klaus Meine – Chant
Rudolf Schenker – Guitare rythmique et solos
Matthias Jabs – Guitare solo et rythmique
Herman Rarebell – Batterie
Francis Buccholz – Basse

Toujours grandissants, nos teutons, après un souci de taille (l'opération de Klaus) reviennent avec une tuerie. Un album qui comptera parmi les dix meilleurs albums hard-rock des années 80 selon « L'anthologie du Hard Rock » sortit entre 95 et 97.

Donc, voilà notre Klaus qui revient avec une voix fraîche, énergique. Don Dokken aurait du chanter sur ce disque si la voix du petit chanteur ne s'était pas rétablie. On peut se dire qu'on a échappé au pire.

Sort alors cet album qui fera grimper le groupe à un échelon encore bien supérieur. Déjà, et l'exploit n'est pas anodin, Blackout sera numéro un en France et sera un succès un peu partout. Ce qui fait le succès de ce disque ? Déjà un EMI qui s'investissait encore dans ce groupe avec une promo généreuse. On se souviendra que Scorpions était très souvent en couverture de Hard Rock pour n'en citer qu'un. La promo était existante, quoi !
Ensuite, ce qui fait le succès de Blackout, c'est qu'il s'agit d'un album de hard rock sans compromis et direct qui arrive à une année phare pour le heavy metal et que la demande est très importante, c'est peu dire.
On peut aussi porter ce succès au crédit de l'artwork de GottFried Helnwein. Il semblerait qu'il s'agit de la tête de Rudolf Shenker avec la tête bandée et une fourchette et pliée et plantée dans chaque ½il. Il s'agit d'ailleurs de l'une des plus belles pochettes du groupe. Et une des plus fascinantes.

J'ai choisi pour cet album de ne pas faire titre par titre et de prendre l'album dans son ensemble.
Très court, intéressant de long en long, déluré, énergique. Le groupe ne comptait à l'époque pas ses gouttes de sueur. Une énergie qui se retranscrira parfaitement en live, au moment où Scorpions sera au sommet de son art.

Matthias Jabs est en pleine bourre. Plus sûr de lui que jamais et beaucoup moins effacé qu'au début (tout du moins au niveau scénique). Il s'impose un peu comme un soliste doué. On peut souligner par exemple qu'il compose ses solos et les retranscrit fidèlement sur scène, ce qui n'est pas donné à tout le monde et tout ceci avec une décontraction déconcertante.
On peut citer en exemple le solo de Blackout, celui de Arizona (très travaillé et finalement assez complexe) mais surtout celui de Can't Live Without You sans parler de ses phrasés qu'il sème tout au long de l'album, mélange appliqué de legato et de tapping.

Rudolf Shenker quant à lui est inspiré. Il compose des riffs d'accord très incisifs qui font mouche à tous les coups. Blackout comme introduction colle l'auditeur sur place et pousse à suivre davantage. On peut aussi s'émerveiller en écoutant Can't Live Without You. Elle parait simple au départ avec ces deux accords qui s'affirment comme le leitmotiv du morceau mais elle se complique sournoisement avec la partie de Matthias. Jouez avec la balance pour mieux profiter des guitares séparément.

Ce disque est aussi très subtil. Il recèle outre les phrasés de Matthias un jeu de basse bien présent, simple, comme il faut et qui se fond à merveille dans les compositions.
Rudy signe sur ce disque le solo de You Give Me All I Need. Les fans peuvent reconnaître sa patte, plus sobre et aussi plus mélodique. Il signe aussi celui du lourd et oppressant China White et celui de l'une des plus belles ballades que Scorpions ait enregistré, When The Smoke Is Going Down en l'occurrence.

Côté voix, on sait maintenant que Klaus revient après une opération de cordes vocales couplée à une période de doute extrême pour le petit chanteur.
Mais oublions ce fait pour se concentrer sur la voix elle-même. Elle est claire, puissante, mélodique. Bref, elle est maîtrisée à la perfection.
Dieter Dierks a su tirer le meilleur de la voix de Klaus Meine en la mettant plus en avant que sur Animal Magnetism dans le mix final.

La batterie et la basse (donc la section rythmique) restent assez homogènes au niveau du son. On peut donc en conclure que le groupe a enregistré l'album piste par piste plutôt qu'en condition live comme le font parfois les groupes.
J'explique : en enregistrant toutes les parties batteries avant, les micros de batterie sont réglés toujours de la même manière et donc, captent à peu près le même timbre tant qu'on ne les bougent pas.

La basse de Francis Buchholz souligne en toute sobriété la guitare rythmique de Rudolf. La frappe métronomique de Herman Rarebell vient supporter le tout pour un rendu plus solide que si le batteur avait été du genre « je tape partout ».

Conclusion :

Ce disque est d'une efficacité redoutable. Relativement violent, il s'agit donc d'un album de heavy-metal mais possède aussi un côté plus délicat qu'un Number Of The Beast de Iron Maiden ou qu'un Screaming For Vengeance de Judas Priest, tous deux sortit la même année, c'est-à-dire 1982 et figurant au panthéon du heavy-metal.
Oui, cet album est violent, n'en déplaise aux détracteurs. Il possède un trio de speed très rentre-dedans et sans pitié mais aussi un long et lourd morceau, puissant et sombre. A côté de cela, des mid-tempo efficaces et mélodique et une ballade pour conclure le tableau.
Tous les refrains sont accrocheurs, mais ça ne change pas, Scorpions est doué pour ça.

-1 album avant la consécration totale (même si il faudra au groupe attendre 6 ans et l'album Savage Amusement) pour percer en U.R.S.S.
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# Posté le dimanche 17 août 2008 12:05

SCORPIONS - ANIMAL MAGNETISM

SCORPIONS - ANIMAL MAGNETISM
SCORPIONS
Animal Magnetism

Line-up :
Klaus Meine – Chant
Rudolf Shenker – Guitare rythmique et solos
Matthias Jabs – Guitare solo et rythmique
Herman Rarebell – Batterie
Francis Bucholtz – Basse

Scorpions a mis la vitesse supérieure avec Lovedrive, beaucoup plus pêchu et énergique que tous ses prédécesseurs, avec Animal Magnetism, il confirme la donne.
Certes, cet album à une couleur plus sombre, surtout vers la fin et on peut sentir un manque d'inspiration parfois avec des titres somme toute honorables. Matthias se sent plus investit dans son rôle et permet de poser sa patte en composant un titre.

On pourra aussi reprocher à Dieter Dierks d'avoir eu la main légère sur le mix final. L'album sonne moins percutant que Lovedrive mais ne boudons pas notre plaisir, ça fait partie du caractère de l'album. De ce fait, cet album est assez impopulaire, coincé entre deux monstres.

Côté pochette, le groupe continue à faire dans la gentille provoc' en illustrant des poses suggestives entre un chien et deux personnes de sexes opposés. Le verso est encore plus explicite.

Il aurait pu s'agir du dernier album avec Klaus. Si tant est que le groupe aurait continué sans lui, ce dont les fans d'aujourd'hui doutent. En effet, le petit chanteur subit une opération suite à une consultation qui diagnostiquait que ses cordes vocales étaient très abîmées. Il avouera plus tard que si il n'avait pas recouvré sa voix, il ne lui restait plus qu'à se suicider.

Make It Real
Phénoménale intro en ré mineur suivit de près par le phrasé harmonique de Matthias. La voix de Klaus semble moins énergique que d'habitude mais tient bien entendu la route.
Un fait notable, les harmonies vocales sont de moins en moins flagrantes. Pourtant marque de fabrique (entre autres) du groupe.
Solo très recherché de Matthias qui joue des harmonies sans complexe. Les overdubs sont de mise et rajoute de la profondeur au morceau.

Don't Make No Promises (Your Body Can't Keep)
Des paroles typiquement Rarebell. Elles parlent des femmes, ce qui fait qu'on pourrait l'associer à He's A Woman, côté humour.
Matthias signe sa première (et dernière pendant longtemps) composition. Ce speed est irrésistible même si, comme dit plus haut, un meilleur mix l'aurait rendu aussi trippant que Now par exemple.

Hold Me Tight
Là encore, le groupe joue sur les overdubs, mais cette fois, c'est pour pallier au manque d'inspiration de ce titre et à sa simplicité. C'est Rudolf qui signe là un solo très simple.
Mais, il n'empêche pas qu'il s'agit d'un titre agréable, pas du tout chiant. Les paroles sont recherchées et Klaus semble de plus en plus à l'aise avec l'anglais parlé. D'ailleurs, les paroles de cet album sont beaucoup plus recherchées, à quelques exceptions près.

20th Century Man
Encore un morceau efficace, sympathique. Pas de quoi casser des briques mais Rudolf et Matthias semble de plus en plus en symbiose. Ainsi, Rudy joue les lignes mélodiques pendant les couplets et Matthias nous acène un chorus dévastateur. Les paroles, encore une fois, sont très intéressantes et toujours d'actualité. Ces dernières relatent l'avancée technologique, les ordinateurs et les industries.

Lady Starlight
La seule ballade de l'album. Plutôt étonnant par ailleurs car chaque album précédent Animal en contenait au moins deux, excepté Lonesome Crow. Et quelle ballade. Cordes, vents pour accompagner l'arpège de guitare. Scorpions a fait des frais et c'est un délice. La chanson se termine en power-ballad avec un solo diablement émouvant de Rudolf Shenker.

Falling In Love
Avec Hold Me Tight, il s'agit du titre le moins fort de l'album. Pour les paroles, écrite par Herman, il n'y a pas de quoi se relever la nuit, surtout pour le refrain ou Klaus semble jouir. Inutile d'expliquer le sujet (propre à cet obsédé d'Herman –humour-) puisque le titre résume bien le propos. Côté musique, c'est simpliste mais toujours appréciable.

Only A Man
Vocaux martial pour cette intro plutôt bien pensée et qui lit le refrain avec brio. Bien plus recherché au niveau de la rythmique. Le refrain est beau, accrocheur comme jamais et Klaus semble se donner tout entier. Encore une fois, il s'agit d'un titre qui parle de rapport homme/femme.
Le solo, au tapping efficace de Matthias fait des étincelles mais est malheureusement trop court. L'un des meilleurs titres de l'album.

The Zoo
Il s'agit là du TUBE de l'album avec Make It Real. Intro agressive, tempo lourd souligné par la basse régulière de Francis Bucholtz. Rythmique de guitare étonnant à la première écoute (je m'en souviens).
Le refrain prend la tête et ne lâche pas l'auditeur. Quand il s'éteint, la talk-box de Matthias surgit.
Le thème des paroles et bien entendu la fameuse 42nd Street de New York, célèbre pour être malsaine, quoique relaté plus sommairement pour éviter que la chanson devienne moins intéressante.
Un bruit de foule clos se grand moment de hard-rock.

Animal Magnetism
Pour finir (et pour une fois, ce n'est pas une ballade), le lourd Animal. Riff sombre, austère. Une lourdeur insoutenable. Irrésistible. La voix de Klaus qui pose un texte court et incisif se fait agressive, limite animale. Le petit chanteur joue d'ailleurs sur l'ambiance du morceau pour porter sa voix vers un ton vicieux. Un break à 3 minutes 30 suffit à se demander comment arriver à cette extrémité de noirceur. Un solo plaintif de Rudy puis la voix de Klaus, déjà affectée surgit pour se finir en un éclat de rire sinistre. Fin du disque. Un disque très court et qui passe vite.

En résumé :
Loin d'être un monstrueux plagiat de Lovedrive que pouvait présumer l'urgence imposée au groupe après une tournée bien plus fournie qu'auparavant, Animal distille un matériel sombre, un peu mitigé par moments (deux en fait). Ce fut un gros succès aux USA avec un disque d'or, un !
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# Posté le dimanche 17 août 2008 12:00